dimanche 26 avril 2009

Oracle, Sun, IBM.

Tout le monde croyait à l'achat de Sun par IBM, c'est Oracle qui l'a emporté.
Sous quelles conditions pour Oracle ? Une simple offre financière supérieure à IBM malgré la crise actuelle et l'état financier de Sun.
IBM : Spécialisé des services informatiques (avec de très fortes compétences en électronique).
Oracle : Spécialisé des bases de données (garantes de la sauvegarde et du traitement des informations stratégiques des entreprises).
Sun : Spécialiste des technologies objet standardisées, notament avec la plate-forme Java (et dérivées), de l'architecture des sytèmes d'exploitation, historiquement avec Solaris, et très ouverte sur des technologies libres (MySQL depuis peu, ouverture de Solaris), de la virtualisation (rachat de VirtualBox), et aussi en intégration électronique.
Oracle acquiert donc toutes les compétences qui lui manquait, du matériel jusqu'à l'expertise logicielle, pour faire une société majeure des systèmes d'information et qui va pouvoir proposer à ses clients une offre globale et intégrée de services/systèmes.
Ce n'est pas première fois qu'on voit ce genre de globalisation, mais qu'en est-il pour les clients ?
Peut de choix j'en ai peur, une société qui n'a pas historiquement l'habitude d'être très consiliante, voire même arogante avec les clients va effectivement proposer des solutions très intégrées, qu'elle va faire passer comme un avantage certain pour les clients. Disparition du support, puis des solutions non rentables, qu'elle soient bonnes ou mauvaises (voir par exemple le marché des ERP qui s'est centralisé autour de quelques solutions fortes et qui a vu disparaitre tous les petits fournisseurs). Il ne demeurera qu'un certain nombre de solutions très génériques à payer à prix fort, pour le bien financier d'Oracle.
Afin d'assurer une pérennité des solutions existantes, les clients n'auront plus le choix que d'investir dans des solutions ouvertes qui leur permettra de maîtriser les investissements. Puis Oracle comprendra sans doute le désir des clients et reviendra vers des logiciels plus standardisés dans la ligne de Sun (ou pas).
Autre scénario : L'investissement d'Oracle directement dans des solutions pérennes, pour le plus grand bien des entreprises.
La réalité sera sans doute à mi-chemin de ces 2 scénarios, à savoir assurer une rentabilité maximale pour les solutions propriétaires, et un " test " de l'environnement des logiciels libres pour voir ce qu'il est possible d'en tirer. Et au final, des solutions libres intégrées dans des architectures complexes pour répondre à certains besoins particuliers, souvent sous la forme de licenses multiples, une base totalement ouverte, et des couches optionnelles payantes dans le but d'apporter une plus-value indispensable au client.
Dans un monde de plus en plus complexe et rapide, chacun a de plus en plus de mal à comprendre la finalité des solutions qui lui sont proposées.
Le seul modèle technico-économique viable à long terme, principalement pour les petits clients, demeure la solutions pérenne d'accès aux sources des logiciels, solutions qui ne peuvent provenir que d'investissements de la part d'acteurs sectoriels, qui sont très souvent de grandes entreprises dont les dirigeants ont compris les bénéfices des logiciels libres...

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